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Archives in the Spotlight

150e anniversaire de l'arrivée des sœurs des SNJM à Key West, Floride

En octobre 1868, cinq sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie d’Hochelaga, sœurs Marie-Euphrasie, Marie-Angélique, Marie-Octavie, Marie-Monique et Marie-Pierre, font un périlleux voyage d’une journée en train suivie de huit jours à bord du Sedwidge, un navire de marchandises. Leur traversée maritime de New York à Key West, en Floride, les prépare à une mission tout aussi tumultueuse sur cette île lointaine. Monseigneur Vérot, évêque de Savannah, confie aux sœurs des SNJM l’éducation de la jeunesse de Key West.

CartePostaleL026KeyWestNYcouleurÉtant les seules religieuses de la région, les sœurs des SNJM se dévouent à tous les besoins d’éducation, de spiritualité et de soins de santé de cette population diversifiée. Les défis sont nombreux : la fièvre jaune, la typhoïde, la petite vérole, la rougeole, la diphtérie, les quarantaines, les chaleurs excessives, les ouragans et la guerre. À maintes reprises, les institutrices deviennent infirmières à domicile et à l’hôpital, en proposant leur soutien aux familles de leurs élèves, ainsi qu’à la Ville de Key West. Pour souligner le 150e anniversaire de la première fondation d'un couvent par des religieuses SNJM en Floride, voici un extrait de leur histoire et de leur dévouement.

Le 4 avril 1898, pressentant la probabilité d’une guerre entre les États-Unis et l’Espagne, la Supérieure du Couvent de Key West et une compagne « se rendent à l’arsenal où le Commandant de la marine [états-unienne, James M. Forsyth] a son bureau. » Nous « venons vous offrir nos services pour vos blessés, en cas de guerre. Au besoin, nous mettrons aussi notre maison et les deux écoles paroissiales catholiques à la disposition des malades, ne nous réservant que le logement nécessaire. »
Le 23 avril 1898, les sœurs ferment leur école. Les Chroniques de Key West décrivent les changements causés par la guerre et le temps. « Notre couvent a subi une complète transformation : pupitres, bancs, bibliothèque, pianos et autres meubles ont été enlevés, tous les coins et les racoins visités et nettoyés et cela, en moins d’un jour. […] Notre petit parloir est transformé en pharmacie, la salle de musique et le dortoir des élèves sont destinés aux officiers malades. L’Infirmerie devient la salle d’opération. La première classe et la chambre attenante sont réservées au corps médical. Les cinq pièces qui composent le premier étage de la maison, ainsi que nos écoles, serviront de salles pour les pauvres soldats ou les matelots blessés ou malades. »
P09 D1 KeyWestConventHospital ModifLe 12 mai 1898, les premiers blessés arrivent au Couvent-hôpital. Au mois de mai, les sœurs guidées par des médecins et des gardes-malades accueillent, entre autres, « six matelots atteints de la rougeole », « 1 matelot qui s’est fracturé l’épine dorsale en tombant dans le fond de cale de son vaisseau, deux autres qui se sont accidentellement cassé les jambes et cinq qui relèvent des fièvres qui ont besoin de repos. » Le 22 mai 1898, un « jeune matelot […] blessé le 12 mai, à la bataille de San Juan, doit avoir le bras droit amputé ce matin. » C’est la première opération dans le Couvent-hôpital.

Une lettre circulaire de la Supérieure générale de la Congrégation des SNJM publie des lettres des sœurs exilées à Key West.
G01.05 Circulaire Guerre KeyWest 1898 05 09 a« 7 juillet – Lettre de Sr M. Florentine – Hier a été pour nous un jour d’événements. Vers les 6 heures pm, le major reçut une dépêche lui annonçant, pour le soir même, l’arrivée de trois cent vingt blessés. En un clin d’œil, notre petite communauté était à l’œuvre. Deux heures plus tard, tous les lits étaient prêts. Cent vingt ont été dressés sous d’immenses tentes élevées dans notre enclos.
« 8 juillet – Lettre de Sr Jean l’Évangéliste – Nous avons actuellement sous nos soins un bon nombre de blessés arrivés de Santiago lundi dernier, le six. Ces pauvres hommes étaient épuisés. Quand nous leur avons distribué les pajamas (sic), vêtements de nuit et d’infirmerie, nous les entendions se dire : « Maintenant que nous sommes avec les sœurs, nous ne manquerons de rien ». […] Au moment où j’écris, le major demande que nous nous préparions à recevoir encore cent blessés ce soir.
« 13 juillet – Lettre de Sr Thomas de Jésus – Nous avons présentement, tant sur le terrain qu’au couvent et aux écoles, deux cent soixante-quinze patients, dont vingt-huit sont atteints de la rougeole, quelques-uns de la malaria; les autres sont des blessés. […] Si vous voyiez ces pauvres soldats!... Les uns ont un bras facturé, d’autres une jambe; quelques-uns ont eu le cou traversé de part en part par des balles; un a été frappé à la cuisse droite et la balle est sortie par la cuisse gauche, après avoir traversé le péritoine; un autre a eu le bas du crâne perforé. […]
J’accompagne les médecins dans les visites qu’ils font aux malades de mon département, lequel comprend tout le premier étage de la maison. Je tiens les registres des médecins ainsi que les chartes cliniques des patients et je consacre à la correspondance de ces derniers les moments de loisir qui me restent. Le dimanche, je conduis à l’église ceux qui veulent entendre la sainte messe. »
« 15 juillet – Lettre de Sr M. Florentine –  Nos élèves se lamentent; elles ne peuvent, disent-elles, supporter la vue de leur beau couvent ainsi converti en hôpital. Tout de ChroniqueKeyWest1868même, elles s’associent à notre œuvre. Élèves anciennes et actuelles ont organisé des clubs de charité. Chaque jour, elles visitent les hôpitaux, distribuant aux malades, du linge, des cigares, des rafraichissements, etc. […] »

Comme en témoignent les chroniques, pendant quatre mois, les sœurs des SNJM ont généreusement offert leur couvent et leurs écoles, leur dévouement et leur cœur.
« 22 août 1898 – Mercredi dernier, tous nos matelots malades nous faisaient leurs adieux. […] Ce matin, c’est au tour des soldats et de tout le personnel de l’Hôpital. Gardes-malades, médecins aussi bien que malades, tous paraissent s’éloigner à regret du toit hospitalier du Couvent hôpital dont ils garderont, disent-ils, le meilleur souvenir. »

Pour plus d’information sur l’histoire SNJM en Floride
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175 ans d’archivistes SNJM

Coutumier1854 LesArchives cÀ l'occasion de la Journée internationale des archives 2018, nous profitons du 175e anniversaire de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie pour rendre hommage aux archivistes SNJM.

Dans toute organisation, la création et l’accumulation de documents se font naturellement. Or, créer des documents pertinents pour témoigner de l’histoire de la Communauté demande plus d'attention. Au moment du décès de Mère Marie Rose, Mgr Bourget souligne aux sœurs l’importance de constituer la mémoire de la Congrégation. Dès lors, Mgr Bourget commence à rédiger la biographie de Mère Marie Rose; la rédaction des chroniques se met également en place dans tous les couvents.

À la demande de Mère Marie-Rose, les règles et coutumes de la communauté sont consignées par écrit vers 1854 dans le Coutumier. Leur lecture permet de comprendre que l’Économe générale et la Secrétaire générale, mais aussi les économes et secrétaires locales et provinciales, devaient suivre des règles encadrant la création et la conservation des documents SNJM. La mise en place de telles règles nous permet aujourd’hui de retracer l’histoire de la Communauté. Ainsi, le Coutumier énonce que « la voute renfermant les Archives aura de grandes armoires divisées par cases ou par tiroirs, pour y mettre, en ordre, les Registres et les papiers. […] L’on adoptera une lettre alphabétique pour les tiroirs du Secrétariat et un numéro pour ceux de l’Économat. Chaque mission aura son tiroir particulier. » L’Économe générale a huit registres à sa disposition pour y inscrire les recettes et dépenses, les conditions des postulantes, l’inventaire des actes, l’inventaire des biens et les dettes. L’Économe « aura un appartement vouté, à l’épreuve du feu, pour y déposer les livres de comptes, les argents et les Archives de la Communauté. » Quant à la Secrétaire générale, « elle est chargée de tenir, dans un ordre parfait, les Registres propres à ses attributions. […] La Secrétaire du Conseil aura six Registres » dans lesquels elle consigne les actes des délibérations, les vêtures et professions, les Chapitres généraux, les procès-verbaux, les rapports triennaux, les visites pastorales de Monseigneur l’Évêque, les nécrologies et les règlements.

MarieLudger Archiviste

En plus des documents des finances, du secrétariat et des missions, les documents relatifs à Mère Marie-Rose ont été organisés avec minutie par Mère Marie-Ludger, puis par sœur Louise-Émélie, archivistes générales, dans le cadre du processus de la Cause vers la béatification de Marie Rose Durocher.
 
La Loi sur les archives (1983) et les formations en archivistique datant du début des années 1980, avant cette période, aucune norme ni aucune méthode scientifique n'encadraient la pratique archivistique au Québec. Toutefois, la règle et la rigueur SNJM ont permis de constituer la mémoire de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.

TraitementDocumentaire bEn plus des économes et des secrétaires, des sœurs archivistes ont participé à la gestion des documents de la communauté. En effet, depuis que des formations en archivistique et en gestion documentaire existent, certaines religieuses ont étudié en sciences de l’information et veillent à l’organisation des documents produits et reçus dans le cadre des activités des provinces. Plusieurs ont rempli ce mandat, mais nous tenons à souligner le travail des archivistes d’aujourd’hui.

* À Windsor, sœur Suzanne Malette, archiviste, a toujours à cœur la sauvegarde des archives de l’ancienne province religieuse d’Ontario;
* sœur Mary Gorman et sœur Laura Gosselin assurent l’accès aux archives manitobaines maintenant conservées au Centre du Patrimoine à Saint-Boniface;
* sœur Françoise Lafortune, archiviste, classifie les documents administratifs du Québec;
* une équipe de religieuses – Sister Sue Woodruff et Sister Carole Strawn – et de laïques – Sarah Cantor, Nick Jackson et Karen Kinzey – travaillent au Holy Names Heritage Center, en Oregon, à la conservation, à la préservation et à la diffusion des archives des anciennes provinces américaines et de la nouvelle province U.S.-Ontario;
* au Service central des archives (SCA) à Longueuil, une équipe de religieuses et de laïques assurent la gestion des documents de l’Administration générale, des administrations provinciales, des résidences, des établissements scolaires et des œuvres des provinces SNJM du Québec. Elles continuent activement la mission d’éducation SNJM en faisant rayonner l’histoire, les valeurs et les prises de position de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et Marie. Voici la liste des religieuses qui ont travaillé au service des archives depuis 1975 :

Sœur Annette Brassard (1977-1981)
Sœur Lucette Casavant (1996-2000)
Sœur Myrielle Charest (1975-1981)
Sœur Thérèse Cloutier (1988-2001)
Sœur Simone Couillard, Archiviste (1981-1990)
Sœur Simone Damphousse (1999-2001)
Sœur Claire Décary (1981-1982)
Sœur Rolande Dionne (1982-1983)
Sœur Marcienne Dugal (1981-1984)
Sœur Rita Dutil (1981-1995)
Sœur Rita Ethier (1981-1982)
Sœur Marie-Paule Giasson (2002-2004)
Sœur Alice Grenon (1978-1993)
Sœur Yvette Hébert (1977)
Sœur Yolande Henri (2005-2015)
Sœur Rita Lachapelle (1977-1978)
Sœur Yvonne Lamarche (1982-1984)
Sœur Claire Laplante, Archiviste (1977-2010)
Sœur Gabrielle L’Heureux (1978-1984)
Sœur Eileen McConomy (1991-1992)
Sœur Marie Mongeau (1975-1976)
Sœur Angéline Parenteau (1981-1982)
Sœur Mariette Payment (2007-2013)
Sœur Denise Pilon, Archiviste (1982-2003)
Sœur Andréa Poirier (1984-1986)
Sœur Gabrielle Poirier (1992-2003)
Sœur Candide Rodrigue (2003-2007)
Sœur Aurore Tessier (1988-1991)
  L’équipe actuelle
Sœur Lucille Potvin, Archiviste (1990- )
Yvonne Painchaud, Archiviste (2001- )
Geneviève Noël, Archiviste (2011- )
Yasmine Matar, Archiviste (2017- )
Sœur Irène Bonenfant (1992- )
Sœur Gisèle Lizotte (2007- )
Sœur Monique Thériault, Archiviste (1973-1976, 2018- )
 

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9 juin, Journée internationale des archives 2018 – 175 ans d’archivistes SNJM

Coutumier1854 LesArchives cÀ l'occasion de la Journée internationale des archives 2018, nous profitons du 175e anniversaire de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie pour rendre hommage aux archivistes SNJM.

Dans toute organisation, la création et l’accumulation de documents se font naturellement. Or, créer des documents pertinents pour témoigner de l’histoire de la Communauté demande plus d'attention. Au moment du décès de Mère Marie Rose, Mgr Bourget souligne aux sœurs l’importance de constituer la mémoire de la Congrégation. Dès lors, Mgr Bourget commence à rédiger la biographie de Mère Marie Rose; la rédaction des chroniques se met également en place dans tous les couvents.

À la demande de Mère Marie-Rose, les règles et coutumes de la communauté sont consignées par écrit vers 1854 dans le Coutumier. Leur lecture permet de comprendre que l’Économe générale et la Secrétaire générale, mais aussi les économes et secrétaires locales et provinciales, devaient suivre des règles encadrant la création et la conservation des documents SNJM. La mise en place de telles règles nous permet aujourd’hui de retracer l’histoire de la Communauté. Ainsi, le Coutumier énonce que « la voute renfermant les Archives aura de grandes armoires divisées par cases ou par tiroirs, pour y mettre, en ordre, les Registres et les papiers. […] L’on adoptera une lettre alphabétique pour les tiroirs du Secrétariat et un numéro pour ceux de l’Économat. Chaque mission aura son tiroir particulier. » L’Économe générale a huit registres à sa disposition pour y inscrire les recettes et dépenses, les conditions des postulantes, l’inventaire des actes, l’inventaire des biens et les dettes. L’Économe « aura un appartement vouté, à l’épreuve du feu, pour y déposer les livres de comptes, les argents et les Archives de la Communauté. » Quant à la Secrétaire générale, « elle est chargée de tenir, dans un ordre parfait, les Registres propres à ses attributions. […] La Secrétaire du Conseil aura six Registres » dans lesquels elle consigne les actes des délibérations, les vêtures et professions, les Chapitres généraux, les procès-verbaux, les rapports triennaux, les visites pastorales de Monseigneur l’Évêque, les nécrologies et les règlements.

En plus des documents des finances, du secrétariat et des missions, les documents relatifs à Mère Marie-Rose ont été organisés avec minutie par Mère Marie-Ludger, puis par sœur Louise-Émélie, archivistes générales, dans le cadre du processus de la Cause vers la béatification de Marie Rose Durocher.

MarieLudger Archiviste


La Loi sur les archives (1983) et les formations en archivistique datant du début des années 1980, avant cette période, aucune norme ni aucune méthode scientifique n'encadraient la pratique archivistique au Québec. Toutefois, la règle et la rigueur SNJM ont permis de constituer la mémoire de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.

TraitementDocumentaire bEn plus des économes et des secrétaires, des sœurs archivistes ont participé à la gestion des documents de la communauté. En effet, depuis que des formations en archivistique et en gestion documentaire existent, certaines religieuses ont étudié en sciences de l’information et veillent à l’organisation des documents produits et reçus dans le cadre des activités des provinces. Plusieurs ont rempli ce mandat, mais nous tenons à souligner le travail des archivistes d’aujourd’hui.

* À Windsor, sœur Suzanne Malette, archiviste, a toujours à cœur la sauvegarde des archives de l’ancienne province religieuse d’Ontario;
* sœur Mary Gorman et sœur Laura Gosselin assurent l’accès aux archives manitobaines maintenant conservées au Centre du Patrimoine à Saint-Boniface;
* sœur Françoise Lafortune, archiviste, classifie les documents administratifs du Québec;
* une équipe de religieuses – Sister Sue Woodruff et Sister Carole Strawn – et de laïques – Sarah Cantor, Nick Jackson et Karen Kinzey – travaillent au Holy Names Heritage Center, en Oregon, à la conservation, à la préservation et à la diffusion des archives des anciennes provinces américaines et de la nouvelle province U.S.-Ontario;
* au Service central des archives (SCA) à Longueuil, une équipe de religieuses et de laïques assurent la gestion des documents de l’Administration générale, des administrations provinciales, des résidences, des établissements scolaires et des œuvres des provinces SNJM du Québec. Elles continuent activement la mission d’éducation SNJM en faisant rayonner l’histoire, les valeurs et les prises de position de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et Marie. Voici la liste des religieuses qui ont travaillé au service des archives depuis 1975 :

Sœur Annette Brassard (1977-1981)
Sœur Lucette Casavant (1996-2000)
Sœur Myrielle Charest (1975-1981)
Sœur Thérèse Cloutier (1988-2001)
Sœur Simone Couillard, Archiviste (1981-1990)
Sœur Simone Damphousse (1999-2001)
Sœur Claire Décary (1981-1982)
Sœur Rolande Dionne (1982-1983)
Sœur Marcienne Dugal (1981-1984)
Sœur Rita Dutil (1981-1995)
Sœur Rita Ethier (1981-1982)
Sœur Marie-Paule Giasson (2002-2004)
Sœur Alice Grenon (1978-1993)
Sœur Yvette Hébert (1977)

Sœur Yolande Henri (2005-2015)
Sœur Rita Lachapelle (1977-1978)
Sœur Yvonne Lamarche (1982-1984)
Sœur Claire Laplante, Archiviste (1977-2010)
Sœur Gabrielle L’Heureux (1978-1984)
Sœur Eileen McConomy (1991-1992)
Sœur Marie Mongeau (1975-1976)
Sœur Angéline Parenteau (1981-1982)
Sœur Mariette Payment (2007-2013)
Sœur Denise Pilon, Archiviste (1982-2003)
Sœur Andréa Poirier (1984-1986)
Sœur Gabrielle Poirier (1992-2003)
Sœur Candide Rodrigue (2003-2007)
Sœur Aurore Tessier (1988-1991)
L’équipe actuelle
Sœur Lucille Potvin, Archiviste (1990- )
Yvonne Painchaud, Archiviste (2001- )
Geneviève Noël, Archiviste (2011- )
Yasmine Matar, Archiviste (2017- )
Sœur Irène Bonenfant (1992- )
Sœur Gisèle Lizotte (2007- )
Sœur Monique Thériault, Archiviste (1973-1976, 2018- )

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50e – Écho des Fêtes jubilaires

G05 14 1 1 Souvenir 50e recto

« L’année 1894 amenait pour l’institut le cinquantième anniversaire de sa fondation, les religieuses des Saints Noms de Jésus et de Marie, écoutant la voix de leur cœur, voulurent la consacrer tout entière à la joie et à l’action de grâces. »1 C’est le 8 décembre 1894 que s'ouvre l’année jubilaire. Cinquante ans auparavant, jour pour jour, la cérémonie de profession des fondatrices et l’érection canonique de la Congrégation se déroulaient au Couvent de Longueuil. Il était donc logique que la première fête des Noces d’or y ait lieu. Dans la chapelle, parmi les invités qui assistent à la messe, membres du clergé et conseillères générales, se trouve Mère Véronique-du-Crucifix qui était présente à la célébration de 1844. Après la cérémonie religieuse, durant l’après-midi, une séance dans la grande salle du couvent rappelle les origines de l’Institut. La journée se termine pour les participants avec l'heureuse perspective que les fêtes jubilaires des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) auront lieu les 16, 18 et 20 juillet 1895 à la Maison mère d’Hochelaga.

L011F Chapelle 50e SNJM 1895

L011F Vierge 50e SNJM 1895

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À l’occasion de ce triduum, le Pensionnat est majestueusement décoré de fleurs, de guirlandes, de 50 et de JM. Le premier jour, le 16 juillet, est une journée spéciale pour les religieuses, durant laquelle sont présentes plusieurs personnalités du clergé, des sœurs d’autres communautés religieuses féminines, et, surtout, des sœurs SNJM venues d’Oregon, du Manitoba, de Floride, d’Ontario, de New York et de Californie. Les festivités débutent par une messe célébrée par Mgr Fabre, Archevêque de Montréal durant laquelle Mgr Langevin, Archevêque de Saint-Boniface, prononce le sermon. La journée se poursuit par un diner, quelques chants et une fête pour souligner le jubilé d’or de Mère Véronique-du-Crucifix.

Le deuxième jour du triduum, le 18 juillet, est consacré à la famille Jésus-Marie. En plus des religieuses et des élèves, près de 300 anciennes élèves y participent, venant de partout au Canada et des États-Unis. La journée débute par une messe, suivie d’un banquet durant lequel les anciennes évoquent beaucoup le passé. Ensuite, les invités assistent à une séance historique préparée par les religieuses et les élèves actuelles.

Le troisième jour du triduum, le 20 juillet, est dédié aux absents. Une messe commémorative est célébrée en l'honneur des fondatrices, des religieuses, des bienfaiteurs, des élèves et des amis défunts.VaseOakland

Tout au long des festivités, les invités circulent dans les classes. Plusieurs salles « avaient été transformées en musée où l’exposition des travaux scolaires de tous genres parlaient, avec une irréfutable éloquence, des précieux et solides résultats de l’enseignement donné par [les religieuses] de cette institution, tant au point de vue de l’art et de l’économie domestique, qu’au point de vue de la culture intellectuelle. »2  En effet, sœurs, novices et élèves de tous les niveaux et de partout dans la communauté ont participé au 50e anniversaire en réalisant des compositions musicales, des peintures, des dessins, des broderies, etc. Des œuvres d’art sont également offertes en cadeau, entre autres, un vase peint par une artiste SNJM du noviciat d’Oakland.

Broderie50 1895 PetitsPointsRaisins 1895 

 

Alors que la Maison mère d’Hochelaga vit au son des festivités, les religieuses y côtoient les sœurs missionnaires « venues les unes de près, et les autres de bien loin, célébrer […] ce grand jubilé. […] Leur présence est pour toute la famille, une joie toujours nouvelle. Nous ne nous lassons pas de les entendre; dans leurs conversations si intéressantes et si agréables, elles nous parlent de nos chères absentes et les font pour ainsi dire vivre au milieu de nous. Nous constatons avec bonheur que celles qui ne sont jamais venues à la maison mère ont pourtant les mêmes manières, le même esprit religieux, les mêmes aspirations que celles qui ont toujours eu l’avantage d’y demeurer; elles sont nos sœurs dans le sens le plus intime du mot et le prouvent en toutes circonstances et partout ».3

G05 14 1 1 Souvenir 50e verso

Un événement spécial conclut les festivités le 16 août : 200 religieuses vont pique-niquer à la ferme d’Outremont. Puis, le 8 décembre 1895 marque la clôture de l’année jubilaire. Lors d'une messe à la chapelle de la Maison mère d’Hochelaga, tous se remémorent les célébrations de l’été et prient pour que continue l’œuvre débutée par Mère Marie-Rose, Mère Marie-Madeleine et Mère Marie-Agnès. Rendez-vous au 100e!

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1 1844-1894 Noces d’or de l’Institut des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie à Hochelaga. Récit des fêtes de l’année jubilaire (1896). Arbour & Laperle, imprimeurs-relieurs, Montréal, page 10.

2 1844-1894 Noces d’or de l’Institut des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie à Hochelaga. Récit des fêtes de l’année jubilaire (1896). Arbour & Laperle, imprimeurs-relieurs, Montréal, page 123.

3 G05/14/01/01  50e de l’institut. Écho des fêtes jubilaires. - 3 août 1895.

Spécial 175e SNJM – Mars

Plusieurs événements SNJM peuvent être soulignés au mois de mars, mais nous en retenons deux.

***

Dans les premiers mois suivants la fondation de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie en octobre 1843, les nouvelles postulantes Eulalie Durocher, Mélodie Dufresne et Henriette Céré ont fort à faire. Elles doivent organiser leur école et leur vie communautaire, tout en poursuivant leur formation religieuse.

La congrégation naissante attire rapidement des jeunes filles et de nouvelles élèves. En effet, en août 1844, les 7 novices, 2 postulantes, 13 pensionnaires et 50 élèves externes quittent l’école de la Fabrique, devenue trop petite, pour emménager dans une maison acquise en 1842 par la Fabrique de Longueuil dans le but d’y établir une communauté religieuse enseignante – le Couvent de Longueuil.

incorporation FREn décembre 1844, les fondatrices font profession et Mgr Bourget, évêque de Montréal, procède à l’érection canonique de la Congrégation. Toutefois, c’est le 17 mars 1845 que le bill d'incorporation de la Communauté – rédigé par M. Louis Lacoste, député de Chambly – reçoit l'approbation de l'Assemblée législative du Québec. La Communauté des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, fondée pour les fins de l’instruction et de l’éducation de la jeunesse, a dorénavant son incorporation civile. Après seulement 16 mois d'existence, la Congrégation est ainsi reconnue canoniquement et civilement.

***

Le mois de mars prend une signification particulière pour les sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Manitoba. En effet, le 23 mars 1962, Mère Isidore-de-Séville, Supérieure provinciale du Manitoba, reçoit de Mère Marie-du-St-Sacrement, Supérieure générale, l'annonce de la décision officielle de la communauté d’aller fonder avec d’autres congrégations une mission de pastorale au Brésil. Le conseil général de la Congrégation répond ainsi à la lettre circulaire de décembre 1961 de Monseigneur Baudoux, archevêque de Saint-Boniface, expliquant la nécessité pour les communautés religieuses d’aller œuvrer au Brésil.

En juillet 1962, Sœur Marie-Philéas et Sœur Marc-de-Jésus, les cofondatrices SNJM de cette mission, se rendent au Brésil, d’abord pour une période d’immersion en portugais, puis pour du travail de pastorale en paroisse et de formation de catéchètes. La mission SNJM au Brésil se poursuit encore aujourd’hui.

1erGroupeSNJMauBresil MB 2

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